Compassion

Publié le par colibri

Le Dalai-Lama a passé le week end dernier à Toulouse.Enseignements et conférence publique.Je n'ai pas pu suivre la conférence sur

internet,introuvable!

Je trouve fascinant, les inter influences des penseurs!Gandhi  était en contact avec Tolstoï qui parlait d'amour universel et critiquait ce que les hommes ont fait de l'enseignement du christ.Il parlait aussi de désobéissance civile,déjà à l'époque! 

Gandhi a influencé beaucoup de penseurs connus ou pas .Beaucoup de ceux qui ont refusé la guerre,le service militaire,

l'injustice de la ségrégation se sont inspirés de Gandhi.Et,le Dalai-Lama  pratique la voie de la compassion dont une des résultantes est la non violence...

"La compassion  dans le bouddhisme tibétain"Tse-wa".cela veut dire que l'on se souhaite de bonnes choses.Je souhaite être libre de toute souffrance et je le souhaite à tous les êtres.La compassion c'est la sensation de l'insoutenable devant la souffrance de l'autre,de tout être sensible....Plus on comprend  pleinement la souffrance de l'autre,les souffrances,plus profond sera le degré de compassion."(in l'art du bonheur).


 

J'ai trouvé deux textes sur la  violence,ils sont de Laurence Paré et Alice Le Guiffant

du blog "chroniques de deux consommatrices repenties",que je cite vu que les liens ne marchent pas :

 

 

"Réagir à la violence

Comment définir la violence ? Où commence-t-elle ? Nous avons des tolérances très variables par rapport à ce que nous considérons comme agressif ou violent. Je sais par exemple que j'accepte de la part de mes élèves beaucoup de propos qui choquent certains de mes collègues. Ceci dit, il y a d'autres types de violence qui vont particulièrement me choquer moi, et qui ne dérangeront peut-être pas ces mêmes collègues.

Est violent, selon moi, toute phrase qui commence par « tu ». Comme le rappelait Jacques Salomé il me semble (je peux me tromper), le « tu tue ». Même si l'on pense être gentil, dire « tu es ceci, tu penses cela », c'est prendre à l'autre sa place unique. C'est le priver de sa parole, de son être. C'est prétendre savoir pour lui ce qu'il pense, ce qu'il est, ce qu'il fait. Or, nous ne savons déjà pas souvent nous-mêmes ce que nous pensons, sommes... alors les autres, pfuui... Donc, pas de « TU ».

Est violent, selon moi, toute façon qui tente de faire comprendre à l'autre qu'on a raison et qu'il a tort. Nous avons le droit d'avoir un avis différent... de le garder, sans pour autant en conclure que l'autre a tort. Et encore moins penser que s'il a tort, il est forcément con.... (sinon, il penserait comme nous, tiens!)

Est violente l'ironie mordante faite à l'encontre d'une personne. « Rire avec », c'est drôle, « rire de », c'est moins drôle. Enfin, en tout cas, ça ne me fait pas rire. Bien sûr, j'entends que ça puisse soulager de voir l'arroseur arrosé, mais a-t-on fait avancer le débat ?

Lorsque l'on se sent agressé, qu'on est blessé, il est vraiment tentant de répondre par la violence. Dans ce cas-là, pourquoi ne pas laisser passer

un petit moment avant de répondre?

Ensuite, on peut parler de soi, de son ressenti. Dire « quand tu as écrit ou dit telle ou telle chose, j'ai ressenti telle ou telle chose... » c'est autre chose que de dire « ce que tu as dit était insultant »... On ne sait pas toujours quelle est l'intention de celui qui écrit... Peut-être n'a-t-il pas voulu être insultant. Pourtant, on a le droit quand même d'avoir été blessé...

Mais « œil pour œil, dent pour dent et le monde finira aveugle et édenté... » (Gandhi)

 

 

Sur la violence éducative"ordinaire"

Je suis en train  de lire le livre d'Olivier Maurel intitulé "la fessée, questions sur la violence éducative", ouvrage que je ne saurais trop recommander. Vraiment, il fait partie des indispensables, à mon avis, quand on est éducateur, parent, enseignant...

Il fait le point sur la violence éducative "ordinaire" dans le monde, sur l'histoire et les raisons de cette violence, explique pourquoi elle est beaucoup plus dangereuse que ce que la plupart des gens veulent bien admettre en décrivant toutes ses conséquences et donne des idées et des trucs pour s'en passer...

Je vous propose pour vous appâter, deux extraits qui m'ont particulièrement touchée:

« Pourquoi faut-il s'interdire de taper?

Le rôle de parent est un rôle à risques. On y dispose d'un pouvoir énorme sur l'enfant et qui dit pouvoir dit risques d'abus de pouvoir. Quand on conduit une voiture, on est à bord d'un projectile lourd, rapide et puissant qui peut faire des dégâts meurtriers s'il n'est pas conduit avec prudence et si on ne respecte pas le code de la route.. Quand on est parent, on est un être lourde,rapide et puissant qui peut provoquer, physiquement et moralement, des dégâts meurtriers chez un enfant. Il faut donc se faire, puisque la société ne le fait pas encore, un code de la route parental qui permette de vivre avec les enfants, sans les écraser ni les heurter. Cela ne va pas de soi, si l'on a soi-même été écrasé et heurté ».

« Est-il vraiment possible de ne pas frapper ses enfants?

Nous avons à peu près tous appris à ne pas frapper des adultes que nous n'aimons pas même quand nous sommes en colère contre eux. Si nous avons réussi à apprendre cela, pourquoi n'arriverions-nous pas à ne pas frapper nos enfants que nous aimons? »

Si vous êtes parents, qu'il vous arrive de frapper vos enfants et que vous souhaiteriez que ça cesse sans savoir comment faire voici ce que je peux vous conseiller : engagez-vous, tout simplement, à ne plus  frapper. Engagez-vous devant vous-même, ou devant votre conjoint(e) ou devant eux... Souvent, cela permet de sérieusement limiter les dégâts... Et c'est un premier pas tout à fait prometteur ! Ensuite, vous pouvez aller lire ce livre pour trouver d'autres idées...

Il y a beaucoup d'autres ouvrages traitant des façons respectueuses d'accompagner ses enfants, un jour, je vous ferai la liste de ceux qui m'ont aidé."

 


 

 

On nous a fait croire que la violence est inhérente à l'espèce ou alors j'ai mal compris!

On m'a tapé dessus pour mon bien et j'ai tapé mes enfants pour les raisons habituelles.Peu de personnes de mon entourage n'ont jamais donné de fessées.On trouve cela plutôt normal;il faut bien les dresser,ces petits!

Personne ne m'a jamais parlé de l'inutilité d"en venir aux mains surtout avec des plus faibles qui nous aiment et que nous sommes censés  protéger!C'est cela le départ de toute violence;à mon avis.

La pression et la contrainte peuvent provoquer la rébellion et la violence quand il n'y a pas de vrai dialogue.

Que c'est difficile de parler à son homme calmement quand la moindre réflexion provoque une tempête!

 

Comment dépasser ce passé et arriver à la compassion.Aimer tous les êtres vivants,ne pas nuire à autrui.

 Se lever le matin et se demander:Qu'est-ce que je peux faire de bien pour les autres?Une pensée positive pour commencer la journée.Un élan vers les autres.A commencer par soi,la compagne,ou le compagnon ,les enfants.

Pas facile avec la vie qu'on mène !Possible ! faisable !sans prise de tête!

Publicité

Publié dans choses vues

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article