Le roman selon Kundera

Publié le par colibri

Je ne sais plus si j'ai lu la plaisanterie avant ou après avoir vu Milan kundera chez Bernard Pivot.Je sais que je n'ai pas aimé ce livre,je refusais de comprendre,un blocage du à ma culture sectaire de l'époque.Mai je n'ai pas oublié le regard de kundera,sa manière d'être ses silences.J'ai relu ce livre il y a trois mois,là, j'ai compris!

Et puis ma soeur me porte" le rideau."Je pense à celui de fer,de l'histoire ancienne aussi!

Non,il s'agit de l'art du roman?Et je retrouve le visage de kundera observant les autres invités chez Pivot.Je comprends la signification de son regard,je comprends aussi nos amis hongrois de passage en France.Sans le savoir,je pensais comme tout le monde,l'Europe centrale est russe!

A mesure que je lisais les différents essais du rideau je voyais bien tout l'apport de cette Europe à l'autre,de l'ouest,la latine.Une très bonne leçon d'histoire.

Je ne me suis jamais posé des questions de fond sur le roman.Je pensais même qu'un roman est la carte de visite d'une personne que j'accepte de rencontrer,d'écouter avec plaisir,pour découvrir qui elle est.Je pensais aussi qu'un romancier ne peut s'empêcher de nous donner des indications sur son époque et que donc un roman est toujours un document historique intéressent.Je n'allais pas plus loin,le plaisir de la lecture me suffit.

Il m'est très agréable de suivre la pensée d'un romancier,découvrir son monde à travers une histoire inventée mais qui s'inspire fatalement de son vécu.

Kundera montre le lien entre les romanciers,leur universalité ne fait pas de doute.Quelque soit leur langue,les romanciers sont les héritiers les uns des autres.Car les romanciers ont d'abord été lecteurs de leurs prédécesseurs.


Milan Kundera

"Le rideau"

essai en sept parties

ed.Gallimard,2005


 

 

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