Portes coulissantes/shōji (障子)

Publié le par colibri

je me souviens du thème d'un poème de la femme de mon maître:les fenêtres.Le livre a brûlé.Je garde le souvenir d'une comparaison entre la porte et la fenêtre,à l'avantage de cette dernière.Et puis je relis avec grand plaisir Muriel Barbery,japonisante comme nous autres;elle décrit les shojis.Mon homme est fada de mezzanines et déteste les portes.Pour preuve il ne les referme jamais.j'ai été habitué aux rideaux,ceux qu'on écarte pour passer; ils ne sont tirés que pour faire le ménage.Les maisons traditionnelles en étaient toutes équipées.Les belles portes sculptées étaient collées aux murs,les charnières en bois le permettaient.Les portes modernes sont creuses et encombrantes avec leur poignets saillantes où les manches s'accrochent à chaque passage.Elles ne servent même pas de pare-feu;en cas d'incendie elles brûlent vite et bien.

j'ai fait des rideaux pour mes fenêtres et pour mes portes.A chaque emménagement de nouveaux rideaux ont vite suivis.Pour mon homme je suis la spécialiste des rideaux et des coussins!Cela ne remplace pas les portes coulissantes,hélas!J'en rêve depuis des décennies.Une porte coulissante en bois et papier,légère et silencieuse.Cela me rappelle les moucharabiehs et les fenêtres anciennes,celles avec des petits carreaux en verre soufflé.Le shoji reste unique car il m'évoque la sobriété et la simplicité.Même le shoji tableau garde le côté éphémère que j'aime beaucoup dans la culture japonaise.


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